Qui êtes-vous Cédric ?

Je suis un jeune avocat de 28 ans. Je suis inscrit au barreau d’Aix en Provence et j’ai été Lauréat de la conférence.
Je préside Lexafrika (Société qui génère des actes juridiques en Afrique) et j’ai deux autres projets de legal-tech qui vont vite voir le jour.

J’aime autant la littérature qu’analyser cette belle modernité. Je prends énormément de plaisir dans ce métier aux allures de sacerdoce qui nous offre néanmoins une liberté sans égal. Il nous permet d’entrer par effraction dans la vie de nos clients, et nous permets (au moins d’essayer) d’être à l’avant-garde des changements de ce monde si vertigineux.

Quand avez-vous débuté votre carrière ?

En 2013, comme collaborateur, puis je me suis associé il y a deux ans avec Philippe BRUZZO, on a fondé un cabinet qui compte aujourd’hui une petite dizaine d’avocats spécialisé dans le retournement des entreprises en difficulté, le contentieux judiciaire et les nouvelles technologies. Nous sommes présents à Marseille et à Paris, bientôt à Bruxelles et à Genève.

Comment avez-vous connu Openflow ?

Le poète disait qu’il n’y avait pas de hasard, mais des rendez-vous.C’était dans cette bonne ville de Bordeaux, à la convention nationale des avocats, lors d’un apéritif organisé par le do-thank @Avotech.

J’ai trouvé le projet consistant à « vendre des actes juridiques d’occasion » (formule volontairement triviale et peut-être provocante), assez géniale. J’ai rencontré Simon, le fondateur et son équipe, dynamique et sympatique. J’ai foncé sans hésiter.

Comment jugeriez-vous votre expérience avec Openflow à ce jour ?

Elle fût excellente. C’est win-win pour les avocats. Le site permet de valoriser la pratique et l’expérience du cabinet. Ce dernier permet de valoriser ses archives. Je préfère vendre mes actes juridiques, plutôt que de laisser ce marché à des éditeurs juridiques qui n’ont pas notre retour d’expérience pratique, et prive donc in fine les utilisateurs finaux de clauses originales, qui font le sel de notre métier.

Avez-vous vendu des documents ?

Oui, environ 5 par mois en moyenne. Ce qui est un bon ratio qui va d’ailleurs augmenter à mon avis avec l’effet du temps.

Quelle est votre vision du futur de la profession ?

Sur la gestion des dossiers, je crois que nous allons nous concentrer sur la stratégie juridique et judiciaire. Nous allons vendre du « jus de cerveau » plutôt que des templates. Nous avons des outils très performants pour focaliser notre temps sur l’analyse et l’audit.

Quant au management, les cabinets de moyenne et grande taille vont devoir être sensibilisés aux « soft skills », afin de rendre leur structure attractive, en dehors de la rémunération et de la stratégie de marque, pour recruter les meilleurs talents.

Cette stratégie de marque est cependant un facteur clé de la réussite d’un cabinet, afin d’assurer une visibilité (qui est évidemment marquée du sceau de notre crédibilité) destinée à rassurer les « grands comptes » qui souhaitent parfois plus qu’un conseil, mais un accompagnement proactif, et un vrai partenaire de croissance.

En définitive, je pense qu’on va enfin entrer dans l’économie réelle (qui inclut un département R&D), et allons devoir réfléchir comme une PME moderne, sans complexer par rapports aux autres acteurs présents sur le marché du droit, parce que le rôle de l’avocat est singulier en ce qu’il est central de la vie économique.

Quel est votre actualité Cédric ?

Nous ouvrons un département dédié aux cryptomonnaies, pour couvrir trois types de demandes.

– La procédure de conversion des cryptomonnaies en monnaie traditionnelle (FIAT),
– l’accompagnement des sociétés dédiées aux cryptomonnaies (fonds d’investissements, courtage, minage, etc…),
– et le droit des ICO où on vient de rédiger le livre blanc des bonnes pratiques en la matière.

Comment peut-on vous joindre ?

http://www.bruzzodubucq-avocats.com/fr/
cd@bruzzodubucq.com
0486911496